Faux conseillers bancaires : l’arnaque silencieuse qui vide les comptes en quelques minutes

Mise à jour le 19/12/2025

Ces derniers mois, les témoignages se multiplient. Un appel en apparence banal, une voix calme et professionnelle, un numéro qui ressemble à celui de la banque… et quelques minutes plus tard, le compte bancaire est à zéro.

L’arnaque au faux conseiller bancaire s’impose aujourd’hui comme l’une des fraudes les plus redoutables en France, à la fois par son efficacité et par les montants qu’elle permet de détourner.

Contrairement aux arnaques grossières d’autrefois, cette fraude repose sur une mécanique bien huilée, presque invisible, qui exploite la confiance naturelle que les clients accordent à leur banque.


Faux conseillers bancaires : l’arnaque silencieuse qui vide les comptes en quelques minutes

Une fraude bancaire en nette accélération

Selon les données publiées par la Banque de France, les fraudes aux moyens de paiement représentent désormais plus d’un milliard d’euros par an. Une part croissante de ces pertes ne provient plus de failles techniques, mais de manipulation psychologique.

Le faux conseiller bancaire n’a pas besoin de pirater un système informatique. Il convainc simplement sa victime de faire le travail à sa place.


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Tout commence par un appel crédible

Dans la majorité des cas, la fraude débute par un appel téléphonique. À l’autre bout du fil, un interlocuteur se présente comme conseiller bancaire ou membre du service antifraude. Il connaît parfois le nom du client, sa banque, voire son agence. Le numéro affiché sur l’écran du téléphone est celui de l’établissement bancaire ou un numéro très proche.

Cette technique, appelée spoofing, permet aux fraudeurs d’usurper un numéro officiel. Pour la victime, le doute est quasi inexistant.


L’arme principale : l’urgence

Très vite, le discours devient anxiogène. Le faux conseiller évoque une opération suspecte, un virement en cours, une tentative de fraude ou un compte compromis. Le message est toujours le même : il faut agir immédiatement.

Cette urgence n’est pas anodine. Elle empêche toute prise de recul. Dans cet état de stress, la victime cherche avant tout à protéger son argent, même si cela implique de suivre des instructions inhabituelles.


Quand la victime valide elle-même la fraude

C’est ici que l’arnaque prend toute sa dimension. Le faux conseiller ne demande pas directement l’argent. Il guide la victime pas à pas, en lui demandant par exemple de valider une opération sur son application bancaire, de communiquer un code reçu par SMS ou de réaliser un virement présenté comme une “mesure de sécurisation”.

Dans l’esprit de la victime, il s’agit d’annuler une fraude. En réalité, elle est en train de l’autoriser.

Quelques minutes suffisent alors pour vider un compte, parfois via des virements instantanés, parfois via des transferts successifs vers des comptes relais.


Des profils très variés, pas seulement des seniors

Si les personnes âgées restent des cibles privilégiées, les faux conseillers bancaires s’attaquent aujourd’hui à des profils beaucoup plus larges. Les nouveaux clients bancaires, les personnes en mobilité bancaire, les étudiants, les nouveaux arrivants en France ou encore les clients peu habitués aux applications bancaires sont particulièrement exposés.

Dans ces situations, les repères sont fragiles. Le client ne connaît pas encore parfaitement les procédures de sa banque, ce qui rend la manipulation plus facile.


Des exemples bien réels

Les associations de consommateurs, comme l’UFC-Que Choisir, reçoivent chaque semaine des témoignages de victimes ayant perdu plusieurs milliers, parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros. Dans de nombreux cas, les opérations ont été validées par le client lui-même, ce qui complique fortement les demandes de remboursement.

Certaines victimes mettent des mois à récupérer une partie des sommes, d’autres n’obtiennent aucun remboursement.


Ce que les banques rappellent systématiquement

Face à l’ampleur du phénomène, les banques et les autorités martèlent un message simple : un conseiller bancaire ne demandera jamais certaines informations.

Aucune banque ne demandera par téléphone :

  1. un code confidentiel,
  2. un code reçu par SMS,
  3. de valider un virement pour annuler une fraude,
  4. d’installer un logiciel ou une application externe.


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Que faire en cas de doute ou de contact suspect ?

Le bon réflexe est toujours le même : raccrocher. Peu importe le ton de l’appel ou le numéro affiché. Ensuite, il faut contacter sa banque via les canaux officiels, depuis le numéro figurant sur le site ou au dos de la carte bancaire.

En cas de fraude avérée, il est indispensable d’agir immédiatement : opposition, blocage des accès, dépôt de plainte et déclaration sur la plateforme officielle Perceval.


Une arnaque appelée à durer

La fraude au faux conseiller bancaire ne disparaîtra pas demain. Elle évolue, se professionnalise et s’adapte aux nouvelles habitudes bancaires, notamment avec la généralisation des virements instantanés et des applications mobiles.

Dans ce contexte, l’information reste la meilleure protection. Plus les clients connaissent les méthodes des fraudeurs, moins ceux-ci ont de chances de réussir.

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